Tant qu'il est là...

Tant qu'il est là...
« C'est à toi ça ? » me demanda Lyn en me montrant une lampe cube à bandes grise.
Je me retourna et lui répondit :
« Oui c'est à moi » je m'empara de l'objet et l'emballe soigneusement dans du papier bulle afin de ne pas la casser.
Après avoir vu Nono et Peter, Luis avait voulu revoir entre autres, Jamie et Lyn. Nous attentions juste de savoir comment Dan réagirais à la grossesse de Titi, même si on pensait tous qu'il serait heureux et qu'il sauterait au plafond.
Là, on était, Lyn et moi, chez Alvaro. J'étais venu récupérer toutes mes affaires afin de les ramener avec moi à Madrid. Avec Luis, on avait décider de se relancer dans une histoire. Nous en avions longuement parlé la nuit dernière et, finalement à force de trouver des excuses pour se dire que c'était peut être pas une bonne ide nous avions fini par avouer à l'autre notre envie de recommencer.
Comme il fallait qu'on rentrer le soir même à Madrid, j'était venu avec Lyn à mon ancienne maison pour récupérer mes biens.
Pour cela, il avait fallu que je supplie Lyn qui était pas très partante pour venir avec moi, surtout si, Alvaro débarque et qu'une énorme dispute éclate entre nous deux.
Evidemment Alvaro n'était pas présent. J'avais l'impression d'être une voleuse, mais, si j'avais choisi de venir sans qu'il soit là c'était tout simplement pour l'éviter.
« Je me sens pas très à l'aise » fit Lyn en montant les escaliers, « j'ai l'impression d'être un flic dans les experts qui fouille chez quelqu'un ! »
« Moi non plus pour te dire la vérité, mais il faut que j'évite Alvaro »
Lyn soupira. Je sourit.
« Je peut comprendre que tu veuilles éviter Alvaro mais de la à me faire venir... »
« Mais on aura plus vite fini à deux » la coupais-je en lui prenant le bras afin qu'elle monte les escaliers plus vite.
En effet, il avait fallu que je sorte les armes pour convaincre Lyn de venir avec moi. Pas facile !
Je m'engouffra dans mon ex-chambre à coucher, je m'arrêta quelques secondes et observa l'immense lit, le placard encastré, qui était grand ouvert, le poste de télé écran géant, de la poussière trônait sur l'écran.
« Pfff.... regarde moi ça » dit-je tout bas en passant un doigt sur la télé
« Hey ma vieille, tu n'est pas femme de ménage » Lyn me dit cette phrase sur un ton pressant mêlé de ''compassion'' envers Alvaro
« Je m'en veux quand même »
« Tu as agit en fonction de ce qui fallait faire » me réconforta Lyn en me prenant les épaules et en me faisant un grand sourire .
Je sourit timidement. Les paroles de tout le monde me feront pas oublier le mal que j'aurais fait à Alvaro, car malgré tout, ce qui ce passait entre nous était de ma faute, et la faute à Luis aussi, mais ça hors de question que je l'admette devant tout le monde. Si je n'avais pas passer une nuit avec Luis rien ne se serait passer et il n'aurait pas fallu dépenser une somme effroyable dans une Saint Valentin à Moscou qui avait été censer reconstruire notre relation. Tel était mon argument.
Je commença à arpenter le placard encastré afin de vérifier si je n'avais pas oublier des fringues. J'ouvris un tiroir et découvrit quelques vêtements à moi, Alvaro avait du faire le tri et les ranger afin de ne plus les voir. Je les pris et les envoya dans le sac poubelle, je les laverai à Madrid...
Ensuite je quitta la chambre et referma la porte derrière moi et je me dirigea vers la salle de bain.

Lyn s'y trouvait. Dès que j'entra dans la pièce elle me dit
« Je veux pas te faire paniquer mais j'ai entendu une voiture et... »
« Oh non, merde, viens » coupais-je Lyn en la saisissant par le bras
Je l'entraîna dans les escaliers :
« Et, tu ne vas pas me faire croire qu'Alvaro n'a pas vu la voiture de Jamie et qu'on va pouvoir s'enfuir par la porte de derrière ! »
« Il n'y a pas de porte de derrière ! »
Arrivées en bas des escaliers j'entraîna Lyn dans la cuisine
« On va pas se cacher dans le bar, mais seulement si on est à la cuisine Alvaro va croire qu'on vient d'arriver »
« Avec un sac presque rempli ? »
Euh... Alvaro entra quelques secondes plus tard les clés de sa voiture à la main et un sac de supermaché dans l'autre.
Lorsqu'il nous vit, il stoppa net. Surpris de me voir, surtout de voir Lyn avec moi, il posa avec un calme pas très rassurant ses clés et le sac de provisions sur le bar. Je m'attendais à ce qu'il s'énerve même pas... Il semble plutôt calme, enfin pour l'instant
« Euh... je suis juste venu récupérer mes affaires » dit-je au bout d'un moment pour briser un silence plus que gênant et pour justifier notre présence dans la maison.
« Ça fait longtemps que t'es là ? » me demanda t-il sèchement en posant les yeux sur le sac poubelle que je tenais derrière moi.
« Un moment déjà mais je n'en ai plus pour longtemps »
Alvaro haussa les épaules et salua Lyn.
Lyn, qui avait senti le malaise s'installer se pencha vers moi et me dit :
« Excuse moi mais je vais aller t'attendre dans la voiture ok ? »
Je fit un oui de la tête, puis elle sourit à Alvaro et se dirigea vers la sortie.
Le silence s'installa. Finalement, je pris place sur un des tabourets du bar et regarda Alvaro. Il s'installa en face de moi et me demanda tout en attrapant ses clés et en commençant à les trifouiller nerveusement :
« Je pense que tu es retourné à Madrid quand tu es parti ? »
Il parlait calmement mais avec reproche.
« Oui... » répondit-je le plus bas possible
« J'ai été blessé en découvrant que tu était parti, tu as mal agi Audrey, j'ai pas l'impression que tu as été sincère ! »
Je ''survola'' la deuxième partie de ses paroles, Alvaro disait n'importe quoi, j'avais été sincère, enfin... je pense, si il fait allusion à ce que j'ai écrit dans la lettre tout est vrai mis à part les deux premiers mots ''mon chéri''
« J'ai fait ce que je croyais être le mieux et... en nous voyant je pense que j'ai fait ce qu'il fallait » réussie-je à dire.
« Tu as fait ce qu'il fallait pour toi, et même si je t'en veux beaucoup je te souhaite d'être heureuse... avec Luis »
Je garda le silence cette fois. Lui, il jouait toujours avec ses clés, ce qui commençait fortement à m'énerver.
C'est vrai que j'avais penser à moi avant le nous. C'était égoïste et en même temps ce qui était bien pour moi l'était aussi pour Alvaro. Il ne pouvait pas dire le contraire sur le fait qu'entre nous un truc avait cassé.
« Si je suis venu sans rien te dire c'est pour éviter une dispute inutile » avouais-je en le regardant
Il rigola légèrement. Je me sentie toute bête d'un coup, bon, OK je faisait pas preuve d'un grand courage en venant au moment où il était pas là.
« Et... tu vas faire quoi maintenant ? » demandais-je à Alvaro en évitant son regard cette fois
D'un coup je regrettas presque de lui avoir poser la question.
Pour toute réponse il haussa les épaules et embrassa la pièce du regard, en face de lui, se trouvait le salon autrefois superbe avec toute la décoration, aujourd'hui il semblait fortement pas accueillant et extrêmement laid.
Je tenta une nouvelle fois ma question en la reformulant d'une autre manière plus directe :
« Tu comptes vendre la maison ? »
Si parfois je manque de tact, là j'y suis peut être aller un peu fort !
« Non je pense pas » répondit-il calmement
Ok, dit que t'as pas de souvenirs tant qu'on y est !
Il restait très brève dans ses réponses, de toute évidence le fait de partager une conversation avec moi ne l'enchantais guère. Vallait mieux que je finisse de reprendre mes affaires et de partir le plus vite possible.
Le portable d'Alvaro sonna à ce moment là, je me leva en même temps que lui et me dirigea vers les escaliers, il me restait plus que la salle de bain que j'avais pas faite.
Comment réagissait vraiment Alvaro ? Difficile à dire, il était calme, trop calme par rapport à l'homme que je connais. Oui. Parce que derrière son côté timide et gueule d'ange il a du caractère. Malgré tout je pensais que au lieux de se quitter comme deux ennemis on pourrait se comporter comme des adultes et se quitter en de bons rapport. Une idée assez vague et pas sur d'arriver à la concrétiser.
Je poussa la porte de la salle de bain et entra, l'immense salle de bain dont tout le monde rêve, avec tout ce qu'il faut comme équipement, et qui a sa place dans la vie d'un footballeur de haut niveau mais qui reste étonnamment grande pour juste deux personnes, enfin une personne...
Je savais qu'il me restait des choses à prendre, mon lisseur qui me manquait fortement depuis plus d'une semaine et que, comme une gourde, j'avais réussi à oublier... Tss
Il me restait pas mal de maquillages, et d'affaires pour les cheveux. Mine de rien, l'est grande cette salle de bain, il y a du bordel.
Avec du mal je réussi à mettre le sac à dos où se trouvait mon maquillage dans le sac poubelle et à fermer ce dernier sans qu'il craque.
Avec du mal, toujours, je descendit les marches avec mon encombrant déballage.
Alvaro était toujours assis à la même place, je posa doucement le sac poubelle à terre et enfila mon manteau.
« J'ai fini » disait-je en même temps « normalement j'ai rien oublier »
« Si t'as oublier quelque chose je t'y enverrais par la Poste dans ton cher Madrid » dit-il avec une énorme pointe d'ironie qui ferait pâlir une panthère.
« Oh je t'en prie » fit-je d'une voix calme « Si on essayais de se quitter en bon terme ? »
Ma question ne semble pas être la bien venu parce que le regard que me jeta Alvaro me fit tressaillir
« Tu sais... » commença t-il « ... En général tout ce termine plutôt bien avec mes ex mais elles m'ont jamais fait autant de mal que toi »
J'accuse le coup. Cette fois je n'ai plus qu'une envie : voir Luis et le serrer contre moi. Alvaro à un sale caractère mais malgré tout ce qu'il me balance je l'aime bien.
« Tu m'énerves Alvaro et puisque tu parles de tes ex, j'en ai rencontrer une avant Moscou, et puisque t'as l'air de t'entendre plutôt bien avec elle t'as qu'a renouer »
Hop ! Mon grand, ramasse tes billes maintenant ! J'aurais au moins le mérite d'avoir essayer de rétablir une petite trêve, un peu de sympathie. Mais en vain.
Sans un regard de plus je prit mon sac poubelle et sortit en prenant bien soin de claquer la porte derrière moi. Na. Quand femme s'énerve, femme s'énerve.

Je posa le sac poubelle sur le sol de la chambre et rejoignit Luis dans la cuisine.
Nous venions juste de rentrer de Liverpool et le départ avait été dur, je n'avais pas vue Titi et Dan ni Liz et Xabi. Intérieurement je me promis de les appeler très vite. Pour savoir comment se comportait tout se petit monde et en ce qui concerne Titi et Dan, parler un peu du bout de chou qui allait naître dans... 7 mois su je compte bien.
Je pris le verre que me tendait Luis et but une gorgée. J'aime pas trop la Sangria bébé.
« Alors » commença Luis « comment ça c'est passé avec Alvaro ? »
En effet, je ne lui avait toujours pas dit. Après être parti de mon ancienne maison, j'avais rejoins Lyn qui m'attendait dans la Range Rover de Jamie, je lui avait raconté ce qu'on s'était dit avec Alvaro. Puis elle avait démarrer en direction de chez elle. Durant le trajet, nos conversations avaient dérivées sur des sujets plus joyeux, le bébé Agger.
Arriver à destination, nous avions rejoins Luis et Jamie en grande conversation dans le salon tout en jouant à cette fameuse PS3. J'avais bien rigolé en les découvrant, encore plus en voyant Lyn roulé des yeux, Jamie l'avait nettement charriée comme à son habitude. Tant de complicité régnait dans ce couple.
Là, je n'avais rien dit tout simplement parce que je n'avais pas envie d'en parler. On avait dîner chez les Carragher et ensuite nous étions parti en direction du John Lennon Airport pour embarquer direction Madrid. Dur de dire au revoir à Liverpool, je viendrais à Liv dès que je pourrais, le plus souvent possible.
« Pas très bien » répondit-je à Luis en rebuvant une gorgée d'apéro.
Non, décidément la Sangria j'aime pas.
Je posa mon verre sur l'évier raconta tout à Luis.
« Alvaro a beaucoup changé, si avant il se serait énervé là, il est resté étonnamment calme, ses phrases étaient bien plus blessantes par contre, et il ne veut pas juste essayer de me pardonner ne serait-ce qu'un peu. Je lui demande pas d'aller me décrocher la Lune juste d'essayer d'installer une trêve du moins qu'on se quitte sur de bons rapport. Il est borné sur ce coup là, je peux pas vraiment lui en vouloir, je comprends en partie sa réaction mais au moins j'aurais essayer »
Luis me regarda avec des yeux qui reflettaient de la compassion :
« Aller te tracasse pas pour ça, je suis là moi hein, je serais toujours là ma Puce »
Il me pris dans ses bras et me serra fort tout contre lui.
Après tout il avait raison, tant qu'il est là...

Le lendemain, j'avais passer la journée à ranger mes affaires, le sac poubelle n'étant pas très esthétiques. J'avais lancé une grosse machine, mes fringues sortant tout droit d'un sac poubelle...
Plus tard dans la journée je m'étais mise à mon activité pas favorite du tout : le ménage, pour me donner de l'entrain j'avais enclenché le lecteur CD. Là, assise, ou plutôt, affalée, dans le sofa j'attendais que Luis rentre de son entraînement.
Je commençais à m'endormir lorsque la porte s'ouvrit. Il posa son sac par terre.
« Tout va bien bébé ? »
Il me déposa un baiser sur le front avant de me dire tout en prenant place dans le canapé :
« Viens voir »
Je le rejoignit et me blottit contre lui, puis il respira un grand coup avant de me dire :
« Je pense que je vais quitter Madrid »

# Posté le dimanche 23 mars 2008 14:46

Modifié le mardi 16 juin 2009 09:21

On réalise, et on comprends nos erreurs

On réalise, et on comprends nos erreurs
« Tu vas quitter Madrid ? » demandais-je étonnée d'entendre ça. « Moi qui vient de faire toute la ville pour te retrouver ! »
Je sourit en repensant à mes démarches pour le retrouver...
« Tu sais, si je quitte Madrid c'est tout simplement à cause de mon club... »
De son club ? Je crois savoir...
« Je joue pas... plus ! C'est pas facile » dit-il en se levant
Je m'asseya sur le bords du canapé en mettant ma tête dans mes mains et en regardant Luis faire les cent pas le long de la table basse du salon.
« Au début quand je suis arrivé j'ai été considéré comme une star... Là je joue plus, je passe mes matchs sur le banc »
« Si tu pars vraiment, où est ce que tu vas aller ? » lui demandais-je en me levant en en le prenant dans mes bras pour le réconforter, malgré tout il semblait déçu du peu de confiance que lui accordait Aguirre, je pouvait très bien le comprendre. Si je me met à sa place, ou si j'imagine une chose similaire dans mon métier... Je pense que je réagirais pareil.
« Pfff... a vrai dire je sais pas où j'irais mais... »
« Mais... Oui Luis, si Rafa t'entendait hein... En tout cas, je veux que tu saches que où tu iras je te suivrais »
Je lui sourit, il me pris dans ses bras et me serra fort tout contre lui.
Oui, je suis sincère. On a vécu des choses difficiles dans notre relation, jusqu'à Alvaro, aujourd'hui, que je l'avais enfin retrouver je ne le laisserait plus partir, je sais que j'ai toujours aimer Luis, qu'Alvaro a été et est toujours important pour moi mais que mon seul amour c'est Luis.
D'ailleurs tout ça me faisait repenser à ce que Nono m'avait dit au sujet de ce coussin, objet pourtant banal mais là tellement important pour moi... La seule question était QUAND ? Quand l'avait-il fait faire ? Dans mon for intérieur je me disais que Nono avait vu juste, ou peut être presque juste.
Je voulais vraiment lui en parler sans pour autant qu'il sache que j'ai ''fouiller'' dans le placard, chose impossible. Oh, et puis après tout, ce n'est qu'un coussin. Un coussin avec notre photo aussi...

Je serre le frein à mains et coupe le contact de ma Mercedes. J'attrape en hâte mon sac à main et sors de ma voiture, je le savais je me suis encore mal garé. Je prends mes sacs qui se trouvent dans le coffre et me dirige vers l'entrée reliant le parking sous terrain au hall de l'immeuble. J'ai jamais été super rassurée sous les parking sous terrain. Dans mon imagination se passait tout le temps pleins de choses pas rassurante dans ce genre de parking. A la télé, les meurtres se déroulent souvent dans des parkings sous terrain. Meurtres ? Parking sous terrain ? D'un coup, je me mets à marcher plus vite puis à courir jusque à la porte, je l'ouvre en quatrième vitesse et me précipite dans le hall. Je prends l'ascensseur. J'ouvre la porte et la referme derrière moi, je pose mon sac à main sur la table et les sacs d'achat je les jette sur le lit. Les déballeraient plus tard, là j'ai envie de me reposer devant la télé avec un petit truc à grignoter.
J'enclenche un DVD dans le lecteur et appuie sur play. Un bon film en attendant que Luis rentre de l'entraînement. Je me cale dans le canapé et ouvre ensuite un paquet de gâteaux. Hum... chocolat...
Alors que le film devient interréssant, Luis arrive, il claque la porte et il apparaît ensuite dans le salon. Je me lève le rejoindre pour l'embrasser et au moment où je suis proche de lui il me tends un bouquet de roses rouge tout en me disant :
« Des roses pour la plus belle »
J'attrape le bouquet et le porte à mon nez
« Et... en quel honneur ces fleurs ? » lui demandait-je
« Faut-il une raison pour offrir des fleurs à sa chérie ? » me glissa t-il en me prenant par la taille.
Je sourit et l'embrassa sur les lèvres.
« Je sais que les roses sont tes fleurs préférées » me dit Luis en posant son sac d'entraînement sur les marches qui mènent à la chambre, « T'as passé une bonne journée ? » me demanda t-il ensuite
« Oui, j'ai été en ville, mais dit moi est ce qu'il y a un autre endroit où on peut garer les voitures ? »
Luis me dévisage incrédule, puis il pouffa :
« Pourquoi ? T'as peur dans les parking sous terrain ? »
« Oui... c'est pas drôle, mais avec ce qu'on voit dans les films c'est touj... »
Je m'interrompit. Je venais de me prendre un des coussins du canapé en pleine poire.
Je ramasse le coussin en lui disant :
« Tu me cherches là ? » puis je lui renvoya le coussin, Luis était mort de rire. Quel gamin...
S'en suivit une petite bataille de coussins à travers l'appartement. A un moment Luis réussit même à m'attraper et a me mettre par terre et à commencer à me chatouiller. En me débâtant j'avais réussi à le faire tomber à côté de moi et à me jeter sur lui pour l'empêcher qu'il me chatouille, mais il avait plus de force que moi. Finalement je lui avait pris les bras et je m'était baisser pour l'embrasser.
Un moment de jeu, de complicité. Ça avait toujours été comme ça avant, les petites choses de notre passé à Liverpool surtout, revenait petit à petit ce qui réinstallait l'amour.
Je m'installe dans le canapé et attrapa mon verre d'eau. Luis s'assit à côté de moi et se cala le dos contre le dossier. Il semblait pensif.
« Tu penses à quoi ? » lui demandais-je en me calant également le dos et en me serrant contre lui
« A nous » répondit-il
« A nous ? » répétais-je
« Oui... Je suis heureux que tu sois de nouveau avec moi, tu m'as manqué, beaucoup manqué »
Il tourna la tête vers moi et il poursuivit :
« Je regrette de t'avoir laissé partir mais maintenant que tu es là je suis le plus heureux »
Je sentis quelques larmes me piquer les yeux.
Il y a encore quelques jours, quand je dormais pas la nuit, il m'arrivait de repenser à tout ce qui c'était passé ces dernières semaines.
Si au début j'hésitais encore à rester à Madrid avec Luis, redoutant que la seconde chance qu'on se donnait ne tourne mal. Puis je pensais aussi à ce que je ferais si je retournais à Liverpool, revoir Alvaro était bien sur impossible, lui avait sûrement tiré un trait sur nous en voyant que j'avais choisi Luis, et puis, m'installer à Liverpool toute seule dans un appartement à broyer du noir en attendant un appel de mon agence ou qu'un mec dans le genre de Luis tomber du ciel ne me branchait pas non plus. Oh, si vivre à Liverpool m'aurait pas déplu mais je me voyait pas renoncer à notre deuxième chance.
Et ce qui se passait ces trois derniers jours me donnait raison. Enfin, nos moments de complicité, de jeux et d'amour revenait petit à petit. Evidemment pas comme au début puisqu'il restait encore des mauvais souvenirs. Mais, maintenant j'avais très envie de continuer avec lui.
« Luis, moi en tout cas je suis sûre que je veux continuer avec toi, je crois en notre deuxième chance »
Un sourire se dessina sur le visage de Luis :
« J'avais quand même peur que tu retourne à Liverpool »
« Mais non, bon en vérité il y a encore quelques jours je me posais toujours des questions, et les moments que tu me fais vivre m'ont convaincu de rester »
« Quelques jours ? »
« Mais oui, et puis, il y eu ces gestes, ces nuits, ces cadeaux... et puis finalement quand j'y repense c'est toi qui me fait rester, tu comprends ? C'est mon amour pour toi le plus important, maintenant j'ai compris que je veux être avec toi tout le temps, à Madrid, à Liverpool ou n'importe où. C'est dingue, il m'aura fallu tout de même plusieurs mois pour me rendre compte que ce qui c'est passé en septembre était un peu de ma faute ! »
« De ta faute ? Non c'est... »
« Si Luis, je t'en ai tellement voulu d'avoir signé à l'Atletico que quelque part j'ai voulu te le faire payer, je suis devenue chiante, invivable et c'est ce qui t'as poussé à aller voir ailleurs. »
Luis ne dit rien. Puis en me regardant il me dit :
« C'est vrai que pour ce transfert j'ai été égoïste, je savais pourtant que tu voulais qu'on reste à Liverpool, mais si au début j'ai hésité puis après j'ai signé pour avoir un temps de jeu plus important. Je suis désolé mais après je m'étais dit que tu allais pouvoir t'y habituer à Madrid. »
« Ça, tu peux le dire que tu as fait l'égoïste, en ce qui concerne Madrid dès le début j'ai tout de suite détester cette ville. Enfin, je me forçais à la détester. »
« C'est notre faute à tout les deux ce qui c'est passé, surtout la mienne » admis Luis « Si je t'en avais plus parlé de ce transfert peut être que tout ce serait mieux passé »
« C'est le fait que tu m'es rien dit sur le transfert qui m'a le plus blessé »
« Vraiment je suis désolé » me dit-il en me serrant fort
« Ne t'inquiète pas c'est oublier. Ce qui compte c'est aujourd'hui et le fait que j'ai décider de vivre notre deuxième chance comme si rien ne c'était passé »
« Je m'en suis voulu de pas t'avoir retenu quand tu es parti le jour de nos un mois, si j'avais pu le faire on n'aurait pas divorcer et Alvaro ne serait pas en train de souffrir... »
A cette phrase je réalisa que Luis avait réaliser que à cause de nous quelqu'un souffrait. Je savais bien que quelque part il appréciait Alvaro mais si j'avais pris cette décision c'était pour éviter que la bougie ne s'éteigne par elle même entre Alvaro et moi et qu'on arrête de se faire souffrir les deux.
« Arrête avec Alvaro, j'ai pas envie de parler de lui, d'ailleurs j'ai juste envie d'être avec toi et que le temps s'arrête quand on est les deux »
Je me serra contre lui en fermant les yeux. Maintenant j'étais sure que Luis était et resterait l'homme de ma vie, ma source de bonne humeur, je l'aimais et ça changerais pas de si tôt.
D'ailleurs, après cette discussion je me sentais mieux, j'avais eu besoin de lui dire tout ce que je ressentais. J'étais soulagé qu'on est pu s'expliquer sur ce maudit transfert et de la suite, maintenant tout ça était derrière nous et plus rien ne faisait obstacle à notre nouvelle histoire.
Cependant je voulais lui parler de ce coussin que j'avais trouvé, par hasard, dans le placard.
Alors, en parle ? En parle pas ?
Bon, aller je prends le risque.
« Luis ? Il y a un truc dont je voudrais te parler »
« Oui ? »
Bon, je lui dit tout maintenant.
« Ne m'en veux pas surtout hein, mais l'autre jour j'ai chercher dans la chambre les photos de notre mariage et dans le placard j'ai trouvé un sac portant le nom d'un grand photographe madrilène et dedans il y avait un coussin tout simplement magnifique. Il m'a tracassé pendant des jours, j'en ai même parlé à Nono quand nous sommes aller à Liverpool, oh je m'en veux d'avoir fouiller dans ton placard mais je suis tomber dessus tout à fait par hasard. »
Et bah voila. J'ai plus qu'à attendre sa réaction. Je respire un grand coup, j'avais loupé de reprendre ma respiration en lui disant tout cela.
Voyant la réaction de Luis se dessiner doucement, je me dit qu'il ne m'en voulait pas d'avoir fouiller, enfin chercher, bref, dans son placard.
« Je suis content que tu l'es découvert ce coussin » lâcha t-il finalement « En fait ce coussin était censé être ton cadeau pour nos un mois de mariage »
Je comprends pas tout là. Ce jour là il était distant, bizarre... Tout comme l'appel de cette femme le soir.
« En fait, ce fameux jour j'ai vu Carolina pour lui dire qu'elle ne représentait rien pour moi, que t'étais la seule femme que j'aimais et que rien n'était possible entre nous, j'ai été bizarre ce jour là parce que quand je lui ai dit tout ça elle s'est complètement effondrée »
Je pense plutôt que c'était une bonne comédienne mais bon...
« Je suis parti en la laissant pleurer »
Pas gentil ça mais en même temps t'était marié, aimer et amoureux.
« J'ai pensé à elle tout le reste de la journée, j'ai eu mal au c½ur en la voyant comme ça, le coup de téléphone du soir c'était pour me dire que j'avais été lâche. »
Oui... Je commence à comprendre
« Je voulais pas que tu décroches parce que je savais que c'était elle, je m'attendais pas du tout à ce qu'elle laisse un message. »
Bon... la je commence à comprendre que j'ai mal interprété ce coup de téléphone... Pas bien
« Je lui en ai tellement voulu qu'elle laisse un message, tu as mal réagi et tu es parti, tu es parti parce que tu voulais partir, moi je savais que tu allait retourner à Liverpool »
Je baissa franchement les yeux à cette phrase, il avait raison.
« Et quand tu es sorti de la propriété j'ai tout compris. J'ai réaliser que tu n'avais jamais eu envie de Madrid, que Liverpool était le seul endroit où tu voulais être. »
Pas faux, enfin aujourd'hui je suis quand même à Madrid.
« Comme tu était retourné à Liverpool, j'ai complètement déraillé, je suis retourné vers Carolina, la suite tu la connais... »
Oui je la connais. Je réalise surtout que j'ai mal interprété ce coup de téléphone.
En y réfléchissant bien je l'ai interprété comme je voulais que sa se passe. Le coup de téléphone de cette femme était juste pour dire à Luis qu'elle l'aimais. Et moi, j'avais compris qu'il avait couché avec elle. Pfff...
« En ce qui concerne le coussin, je voulais te l'offrir le soir même »
« Tu as raison Luis, c'est mon envie de Liverpool qui m'a fait mal interprété le message vocal, d'un côté je cherchait un moyen de rentrer à Liverpool. »
« Oui et c'est à ce moment là que j'ai réaliser que ce transfert ne t'avais pas plu »
« Et dire que tout ça aurait pu être éviter » soupirais-je
« Ouais mais ce qui compte c'est aujourd'hui et le fait que tu sois là »
Oui. Une page se tournait et celle qui s'ouvrait promettais d'être belle et riche d'amour...

# Posté le samedi 29 mars 2008 15:43

Modifié le mardi 16 juin 2009 09:21

Heu... Une sorte de bilan...

Heu... Une sorte de bilan...
« Ton weekend à Liverpool c'est bien passé ? » me demanda Luis en zappant fébrilement tout en sirotant un verre de jus de fruit
« Hum... Mouais... » répondit-je distraitement presque en grommelant
Luis se détourna dans ma direction. Je lui tournant le dos, j'étais occupé à faire le ménage
« Hum... Mouais... » répéta Luis sur un ton sceptique
En effet, j'étais rentré de Liverpool la veille au soir. Depuis tout allait de travers. D'abord en arrivant à Madrid j'avais découvert, stupéfaite, que ma si chère Mercedes SLK avait été embarquer dans le mauvaise avion à Liverpool.
Ainsi, toujours autant stupéfaite, on avait découvert que ma si belle voiture se trouvait quelque part entre mon cher Liverpool et Los Angeles. Bien sur, je m'étais énervée et j'avais précipitamment quitté l'aéroport.
J'avais donc appelé un taxi pour rentrer à l'appart. Là, je m'étais presque engueulé avec Luis. Tout ça parce qu'il n'avait pas sorti la poubelle de la cuisine? Déjà bien entamée à cause de ma voiture, Luis m'avait achevée à cause d'une maudite poubelle. Par la suite, il avait préféré se taire et de ne pas me poser de question sur Liverpool ou autre chose, me connaissant il aurait mieux pas valu.
Mais je ne m'étais pas excusé pour autant de l'avoir engueulé pour la poubelle, estimant tout de même que Luis pouvait faire l'effort de la sortir.
Il ne m'avait toujours pas parler de mon weekend à Liverpool.
Quelques jours plutôt j'avais embarquer pour Liverpool, seule. J'avais passer le weekend à Liv au milieu de mes Miss. Surtout Tiffany, je m'étais rendu à son échographie avec elle afin de pouvoir voir son bébé, bien sur j'avais un peu insisté ; tout en parlant avec elle j'avais senti que son médecin ne la laissait pas indifférente, en bonne emmerdeuse que je suis j'avais voulu l'accompagner pour constater, en aucun cas je souhaitait la voire pendu à son espèce de docteur. Même si Dan voyait plus le bébé.
Luis quand à lui était resté à Madrid pour le foot. Mais depuis que j'étais rentré une certaine mauvaise humeur m'habitait. D'abord à cause de ma voiture qui se trouvait quelque part entre ma ville et les Etats Unis.
Ensuite cette histoire de poubelle, on c'était piqué le nez pour la première fois depuis mon retour.
Pour finir, je ne cessais de penser à Liverpool. Aujourd'hui je savais que je ne vivrais certainement plus à Liverpool et cette idée me faisait mal, je considérais que ma vie avait commencé dès l'instant ou j'avais posé les pieds sur le sol Scouser. Aujourd'hui c'était un vrai déchirement de dire ''Adieu'' à ma ville.
Tout en montant les quelques marches qui séparaient la chambre du salon, je me disais que plus ça irais plus l'absence de Liverpool est de mes Miss serait dur.
Je subissais les contres coups de mon départ. Un départ en partie voulu. Sentant qu'avec Alvaro rien n'irais plus jamais j'avais en effet décider de retourner à Madrid, si au début, intérieurement je pensais que même avec Luis rien ne serait possible, aujourd'hui je réalisait que la flamme ne s'était jamais éteinte entre nous.
J'ouvris la baie vitrée. L'appartement de Luis, devenu aussi mon appartement, avait deux balcons, l'un donnait sur le salon et l'autre sur la chambre.
Celui donnant sur la chambre était plus grand que l'autre, il disposait de poufs, d'une table basse...
Lorsque la nuit tombait, le soleil donnait dessus, c'était très romantique. Intérieurement j'avais hâte d'être à cet été où les soirées étaient plus longues, donc un soleil plus présent, plus longtemps...
Comme aujourd'hui, un superbe soleil dominait la capitale ibérique, il faisait même chaud.
La chaleur de l'immense ville se mélangeait étrangement au ciel d'un bleu limpide.
En bas, dans la rue, les voitures circulaient se portant sur les feus tricolores, des jeunes discutaient à l'entrée d'un immeuble, d'autres faisait un concours de jongles avec un ballon aux couleurs de l'Atletico.
Madrid, la moitié de la ville ne vivait que pour ses deux clubs de football. Une passion dévorante comme la mienne avec ce club magnifique, Liverpool FC.
Je pris place sur un pouf et ferma les yeux, le soleil me cognait sur le visage mais cela se révélait relaxant. Le soleil d'avril était étonnement chaud à Madrid.
Mes pensées dérivèrent de nouveau vers mon weekend. J'avais accompagné Titi à son échographie, j'avais rendu visite à mes autres miss, avec lesquelles j'avais longuement parlé de Luis, et toutes ensembles nous nous étions rendu à Anfield pour assister au match de nos héros Reds. Puis, trop vite, l'heure du départ était arrivée.
De retour à Madrid, on m'avait informé à l'aéroport qu'il y avait eu un problème. Ma voiture ne se trouvait pas dans l'appareil. 0_0 !!! Après quelques appels téléphoniques, on m'avait appris que ma Mercedes avait été embarquée, par erreur, dans un avion en partance pour la Californie 0_0. Je retrouvais ma voiture le soir même.
Intérieurement, et peut-être sur le coup de la colère, j'avais imaginé que celui qui devait embarquer ma voiture au creux de l'avion, avait appris qui j'étais et comme il venait de Manchester il avait volontairement mis ma voiture dans un autre avion... Pfff relevant ma propre pensée je m'était dit que c'était impossible.
Puis je pensa à Luis. Cette histoire de poubelle était vraiment stupide.
Depuis que j'étais revenu à Madrid, cela faisait maintenant deux mois, tout redevenait comme avant. Finalement vivre à Madrid c'était pas si mal. J'aime l'Espagne, ce pays est fabuleux.
A mon arrivée ici, Luis avait été si surpris de me voir... Au début j'avais finalement choisi Alvaro, aujourd'hui je me rend compte qu'on était pas fait pour vivre ensemble.
Peu à peu j'avais pris mes marques dans notre appartement, Luis avait toujours des habitudes de célibataire qui se dissipaient petit à petit.
Un moment plus tard, Luis me rejoignit sur le balcon.
« Ça va ? » me demanda t-il de l'inquiétude dans la voix
« Oui... pourquoi tu me demande ça ? » répondit-je un peu sur le défensive
Luis prit place sur un pouf rouge Liverpool en face de moi, il posa ses bras sur ses genoux, l'air interrogateur il me demanda doucement :
« Ne le prend pas mal surtout, mais depuis ton retour... »
« Quoi depuis mon retour ? » le coupais-je d'un ton vraiment agacé
« Je t'ai dit de pas le prendre mal » répliqua Luis sur un ton mêlé de reproche et d'inquiétude, « Je m'inquiète pour toi »
« Et ben tu ne devrais pas » dit-je en me radoucissant légèrement, contente qu'il s'inquiète.
Je le regarda un instant.
« Tu vois ?! Tu es sur la défensive depuis hier soir ! »
Je ne répondit rien? Il avait raison.
Mais si seulement il pouvait imaginer que c'était dur pour moi. Titi était enceinte et je ne suis pas là pour être avec elle comme les autres, Anfield me manque, tout le monde à Liverpool me manque !
« Je suis désolée » murmurait-je simplement après un moment de silence.
Luis sembla avoir lu mes pensées précédentes :
« Je peux comprendre que c'est dur pour toi. Après tout, je sais ce que Liverpool représente pour toi. »
Je le regarda avec beaucoup de reconnaissance, il se contenta de me sourire.
« Alors arrête de me parler de mon weekend d'accord ? Quand j'aurais enfin envie je te raconterais tout en détail, promis bébé mais pas tout de suite. »
Luis me regarda avec une leur bizarre puis il me dit :
« Comme tu veux ! »
Il se cala plus confortablement sur son pouf sans rien dire, en écho à ses pensées je fit de même sans rien dire non plus.
Je laissa échapper un soupir, le soleil commençait à descendre se reflétant dans la chambre et sur le balcon. 17H15
« Je suis désolé pour cette histoire de poubelle » risqua Luis pour rompre le silence
« Hum... C'est rien »
« Pfff... Hier c'était grave... Faudrait savoir si tu veux que... »
« Grave ? Oui oui faudrait savoir si je veux que tu sortes les poubelles... On s'en fiche de ça Luis ! »
Je sentais que je m'emportais pour rien. Mais je n'y pouvais rien, enfin merde quoi, tout ça pour une poubelle ! Ça en serait presque marrant !
Une ambiance tendue régnait entre nous deux. Si seulement j'avais pu emmener Luis avec moi à Liverpool. J'avais décider d'aller à Liv pour voir les futurs parents. Je n'avais pas vu Titi depuis qu'on m'est annoncé qu'elle était enceinte.
Je regarda Luis, il avait les yeux perdus dans le vide. Entre lui et moi cela faisait trois ans que ça durait. Bien entendu, il y avait eu la période divorce liée à l'histoire Alvaro.
Quand je regardais Luis, je ressentait beaucoup d'amour, de respect, d'envie, de complicité mais aussi un certain respect de dispute obligatoire dans un couple. J'étais amoureuse.
J'imaginais aussi un re-mariage, une re-grand fête sur tout un weekend, une re-lune de miel au soleil et... un bébé.
Au fil du temps qui passait depuis qu'on s'était remis ensemble toutes ces choses représentaient une envie pour nous deux, enfin je pensais à ça pour nous. Des projets.
Je ne suis pas contre un re-mariage, une re-lune de miel avec la même personne. Après tout si tout nous le permet... Mais est-ce-que dans notre cas c'était possible ?
Je commençais à me dire aussi que deux mois après notre reconstitution ses pensées étaient trop prématurées.
Je m'étonnais d'oublier Alvaro aussi vite, c'est vrai qu'avec lui j'avais été heureuse, il m'avait rendue heureuse, s'efforçant de me faire oublier Luis... En seulement cinq mois pleins de choses c'étaient passées. Mais si j'arrivais à l'oublier si facilement ce n'était pas non plus du au hasard. Je n'avais pas aimé Alvaro autant que j'avais et que j'aimais Luis. Malgré tout, je gardais de bons souvenirs de cette relation? J'avais appris à vraiment savoir ce que ''premier amour'' voulait dire. Et là, l'homme qui se trouvait en face de moi c'était mon premier amour.
Mes pensées reculèrent au tout début de mon histoire avec Luis? Une rencontre toute simple.
En effet, cela faisait très peu de temps que j'étais arrivé à Liverpool. En France, dans ma Bourgogne, j'en avais tellement marre du lycée qui sitôt mes 18 ans arrivés j'avais rassemblé mon argent et j'étais parti à Liverpool. A cette époque j'avais seulement mon BEP Secrétariat et une première année de BAC STG en poche. En gros, j'avais vraiment rien niveau étude. Quand à l'argent, après avoir payé un billet de train Dijon-Paris et un billet d'avion Paris-Liverpool. Apprenant mon départ, mes grands parents m'avait donnée une poignée de liquide que j'avais immédiatement échanger contre des Livres Sterling.
Trois semaines après mon arrivée à Liverpool, j'avais réussi à trouver mes marques, jusqu'au jour où j'avais rencontré Luis, je dormais dans une auberge de jeunesse à environ 9 euros la nuit, afin de payer mes nuits je m'étais lancé dans du babysitting. Petit à petit j'avais améliorer mon Anglais.
Un soir alors que j'avais décider d'aller boire un verre dans un bar branché j'avais eu la bonne surprise de voir quelques Red entré dans le bar. Assise toute seule à ma table à les regarder j'avais réaliser que les joueurs s'avéraient comme tout le monde. La suite on la connaît... Un peu de courage et la signature d'autographes jusqu'à ce que ça arrive au tour de Luis...
Après cette soirée on ne s'étaient plus quitter. Il y avait eu le grand jeu sorti par un mec qui veut sortir avec une fille.
Quelques mois plus tard l'achat de notre maison Scouser, entre temps la connaissance de la plupart de mes Miss.
Ensuite la demande en mariage et le mariage. Puis Madrid, l'achat de la villa et le divorce. Alvaro et re-Madrid.
Après mon installation avec Luis, mon métier avait commencé.
Un métier... Un rêve qui se réalisait....
Tout ça parce que je sortais avec un footballeur de Liverpool...
Finalement, ma vie est liée à celle de Luis. Et, ma vie avait commencer le jour où j'avais mis les pieds sur le sol Scouser.
Je sourit. Je regarda l'heure à mon poignet. Oup's
Je me leva et m'approcha de Luis, je m'accroupis devant lui et glissa mes mains dans les siennes. Puis, tout en le serrant contre moi je lui murmura un je t'aime contre l'oreille.
Alors que je rentrai dans la chambre, Luis me demanda :
« Tu vas où ? »
« Chercher ma voiture ! »

# Posté le mercredi 16 avril 2008 18:09

Modifié le mardi 16 juin 2009 09:21

Une grande nouvelle

Une grande nouvelle
« Ça vous fera 153,50 euros... Pfff connard... » pestais-je à haute voix
Je ruminait, je pestais intérieurement. 153,50 euros ?! Tout ça pour un con pas capable d'embarquer une voiture dans le bon avion ! Et faut payer ses conneries en plus.
J'enclenche le clignotant droite et bifurque tout en prenant soin de vérifier mon angle mort avant de couper la route. Je revenait de l'aéroport où j'étais aller chercher ma voiture, l'addition était quand même assez cher.

« Oh mais tu vas pas pleurer pour 153 euros quand même ? » me disait Luis vingt minutes après
Ah il est marrant lui !
« Je trouve juste que c'est cher c'est tout ! » répliquait-je d'un tout faussement ahurie
Je posa les assiettes sur la table basse du salon et m'assit sur le canapé pour remplir les deux verres.
« Ils t'ont dit quoi à l'aéroport ? »
« De la merde » marmonnait-je
« Ce que j'aime chez toi c'est ton franc parler » fit Luis un sourire sur les lèvres, il se leva et alla chercher le plat de lasagne dans le four
« Après ces délicieuses lasagnes tu seras peut être de meilleure humeur hein ?! » me dit Luis en m'embrassant sur la joue
« Ouais... » répondit-je sans grande conviction « Je suis désolée de ne pas être très agréable en ce moment »
Luis s'installe à ma droite et commença à couper les lasagnes
« Ce que j'aime chez toi c'est que tu es galant » lui dit-je en posant ma tête sur son épaule
Il tourna légèrement la tête et me lança un regard amusé avant de me répondre :
« Je suis l'homme parfait ma puce » il haussa les épaules de manière à appuyé ses mots comme si c'était une évidence
Je rigola, tout de suite je me sentais de meilleure humeur.
Luis déposa une part de lasagne dans mon assiette et se servit.
...
« Est-ce-que vous connaissez la blague du petit-déjeuner ? »
Pfff
« Luiseuuh... Tu voudrais pas éteindre le réveil steupléééé... »
« Non non pas question... sinon je vais me rendormir »
« Mais non, je te réveillerais moi »
« Oui bien sur, à 11h hein ? » me taquina Luis en remontant la couette en haut de nos têtes
« Oh non » marmonnais-je « Je suis fatiguée »
« Alors je vais te réveiller » répliqua Luis en m'effleurant la nuque de ses lèvres
« Hum » dit-je en me mettant sur le dos, « de cette manière je dit pas non »
...
« C'était bien hein ? » me demanda Luis en passant une main dans mes cheveux »Hum... Ouais... Je trouve que tu t'affaiblit un peu quand même » répondit-je sans grande conviction en passant ma main sur son torse
« Tu plaisantes là ? » s'exclama Luis faignant d'être vexé
« Mais oui bien sur ! Dit au fait j'ai un rendez vous chez le médecin staprem, le docteur Heguere, tu le connais ? »
Luis se mit à rire, puis il me dit :
« Oui, d'ailleurs tu vas être étonnée ! »
Il se leva et se dirigea vers la salle de bain.
« Pourquoi je vais être étonnée ? » demandais-je
A l'instant où Luis s'apprêtait à me répondre mon portable sonna, il haussa les épaules et disparut dans la salle de bain, je me pencha donc vers la table de nuit et attrapa mon téléphone, un sms de Lyn ! J'avais régulièrement des nouvelles de Liverpool où les filles m'appelait l'exilée, pas faux dans un sens, enfin le plus important était de garder le contact avec elles !
Alors que je commençais à lui répondre je me mit à compter le nombre de semaines que je n'était pas retourner à Liv, huit !
« Un message de Liverpool ? » me demanda Luis en sortant de la salle de bain, une serviette simplement nouée autour des reins
« Oui c'est Lyn » répondit-je avec un grand sourire avant de tourner la tête vers lui, bouarf, je le trouve vraiment beau mon homme.
« Dit, tu voudrais pas arrêter de me déshabillé du regard ? » me fit malicieusement Luis en s'asseyant sur le bord du lit.
J'appuya sur la touche envoyé et posa mon portable sur la table de nuit. Je me redressa et enroula mes bras autour de la taille de Luis en l'embrassant dans le cou.
« Te déshabillé du regard hein ?! » lui dit-je contre l'oreille
« Oui petite coquine, tu crois que je te voit pas te mordre les lèvres quand je suis torse nu ?! » glissa Luis en tournant la tête pour m'embrasser
« Pfff... c'est réciproque hein » répliquais-je en me levant à mon tour en direction de la salle de bain
« Puisque je suis une coquine » dit-je à Luis en me collant dans l'entrée de la salle de bain, « Tu n'as qu'a venir prendre ta douche avec moi hum ? »
« Oh tu sais je disais ça comme ça moi hein »
« Aller, amène toi mon chou, j'ai rendez vous chez le médecin dans une heure et demi »
Luis sourit et se leva. Gagné !

« Pfff, c'est long » pestais-je intérieurement sur ma chaise de salle d'attente.
Je jetta un rapide regard sur la grosse pendule de la salle. Déjà une demi heure de retard, je devrais déjà être sorti !
En fait quand on prend un rendez vous chez le médecin, ils nous donnent jamais l'heure à laquelle on devrait passer mais plutôt l'heure à laquelle il y aura une place de libre dans la salle d'attente, parce que aujourd'hui la salle d'attente du docteur Heguere et pleine à craquer.
Sentant que je commençais à m'énerver, je me pencha pour attraper un bouquin, au même moment une envie de vomir tellement forte s'empara de moi, je me leva en quatrième en plaquant ma main gauche sur la bouche. Un vieil homme, voyant que ça pressait m'ouvrit gentiment la porte en souriant. Pfff ! J'entra dans les toilettes en manquant de rentré dans la secrétaire. Et merde ! C'est à mon tour de passer, du coup celui qui devait passer après moi va passer maintenant et moi je devrais attendre que tout le monde soit passer avant de pouvoir voir le médecin !
J'arriva pile à temps à la cuvette et je renvoya tout mon repas du midi.
« Mademoiselle ? Ça va ? » me demanda une voix masculine
« Quoi ? Oh oui ça va » répondit-je en m'essuyant la bouche avec du PQ
« Vous êtes sur ? On ne vomit pas tout les jours »
« Hum » marmonnais-je en tirant la chasse d'eau
« Excusez-moi » reprit l'homme « Je suis le docteur Heguere, c'est votre tour »
« Ah oui, heureuse de passer avec... » je regarda ma montre « Une demi heure de retard » répliquait-je en lui serrant la main
« Oh, ne soyez pas négative, vous savez mieux vaut tard que jamais ! C'est comme ça en Espagne »
Je le toisa d'un regard noir qu'il fit mine de ne pas avoir vu puis d'un geste théâtral il me montra son bureau.
J'entra et il ferma la porte juste derrière moi et se frotta les mains.
Ok, il y a un truc que je comprendrais jamais, c'est pourquoi les médecins sont toujours un peu bizarre ?!
« Je sais ce que vous êtes en train de vous dire en ce moment mademoiselle » reprit le docteur, « c'est pourquoi les médecins sont étranges ! »
Je sourit un peu gênée, ou alors il est médium ou alors il sait qu'il est bizarre
« Si vous lisez dans les pensées de vos patients c'est pas étonnant que votre salle d'attente soit aussi pleine » fit-je en souriant
« Vous ne croyez pas si bien dire ma chère » me dit-il en prenant place à son bureau, « Alors, qu'est ce qui vous amène chez moi ? »
« En fait c'était pour renouveler ma pilule ! »
« Héhé !!! Alors ce n'est pas pour vos envies de vomir ? »
Luis m'avait dit qu'il était bizarre !
« Heu... Non... En fait, cette nausée m'a prise tout d'un coup alors... »
« Alors quoi ? » me coupa le médecin en levant les bras an l'air
Je le regarda médusée, si à l'entrée du cabinet il n'y avait pas eu de plaque à son nom avec écrit ''Medeçin'' je serais certainement en train de me dire que ce type est un chasseur de démons...
« Vous voulez que je vous dise pourquoi vous avez vomi ? »
« Non... Enfin... Je suis venu pour ma pilule... Vous m'embrouillez là ! »
« Je sais, c'est pour ça que vous êtes là »
« J'ai la gastro ? » lui demandais-je hésitante et de plus en plus étonnée par sa drôle de personnalité
« Elle est bien bonne celle la ! » répondit-il en attrapant un stylo et une feuille « Votre nom ? »
« Métrot, M.E.T.R.O.T » épelais-je en regardant le crayon glissé souplement sur la feuille blanche
Rien que de voir le stylo en mouvement me tournait la tête et me donnait envie de vomir, je me sentis pâlir d'un coup.
« Vous vous sentez bien mademoiselle ? » me demanda le médecin en levant les yeux
« Là tout de suite non »
« Ne vous inquiétez pas, vous n'allez pas vomir. »
« Ah oui ? Et pourquoi ça ? » de nouveau je lui jeta un regard bizarre
« Je le sais c'est tout, en tout cas je crois savoir ce que vous avez ! »
« Ah bon ? Et sans m'examiner ? J'ai vraiment du mal à vous cerner ! »
Il rigola avant de me dire :
« C'est parce que personne ne le peux ! Alors je vous la renouvelle cette pilule ? » changea t-il de sujet
« Je suis venu pour ça alors... Mais vous êtes sur de ne pas vouloir m'examiner comme le font tous les docteurs ? »
« Et comme tous les docteurs je sais reconnaître une gastro quand ça en est une ! »
« D'accords... Très bien... Donc j'ai une gastro, super » fit-je en levant un pouce
Mon drôle de médecin émit un rire étonnant que je ne su finalement pas s'il se foutais de moi ou pas.
Il attrapa un autre crayon et il se remit à écrire. Je tourna la tête pour essayer de déchiffrez ses pattes de mouches mais en vain. En plus d'être un peu spécial, les médecins écrivent super mal. Ce dernier dut sentir ce que je faisais car il leva la tête et me regarda avec un sourire puis il se remit à écrire.
Luis m'avait dit qu'il était étonnant et que je serais étonnée mais pas à ce point là, en fait, je crois que son étrange comportement envers ses patients est le fruit de sa réussite.
Il n'empêche qu'il est étrange !
« Vous ne me faites pas confiance ? » me demanda t-il au bout d'un moment
« Pardon ? » fit-je interloquée et surprise de sa question
« Vous ne me faites pas confiance ? » répéta t-il patiemment
« A vrai dire... Non... Enfin... Je sais pas... »
« Pourquoi donc ? Vous savez vu la population de la salle d'attente vous n'avez aucune raison de ne pas me faire confiance ! Je suis un bon médecin »
« Je n'en doute pas » dit-je un peu gêner par sa vantardise « Vous n'êtes pas un médecin comme les autres c'est tout ! »
« Je le sais bien » dit-il en ouvrant son tiroir, « En fait » reprit-il, « Je sais ce qui vous gêne en ce moment ! »
« Quoi ? »
« Oui, vous en êtes toujours au stade où vous vous demandez pourquoi je ne vous examine pas ! »
« C'est un fait oui ! »
« Et ce fait, ma chère, c'est que vous n'avez plus besoin de prendre la pilule parce que votre gastro est très spécial » me dit-il en me regardant fixement pour guetter ma réaction !
« Oh non... Vous êtes en train de me dire que... Vous êtes sur ? »
Mon docteur sourit en faisant oui de la tête
« Oh que oui je suis sur mademoiselle, aucun doute la dessus ! Je suis en train de vous annoncez la plus belle chose qu'on puisse dire à une femme de votre âge ! »
« Holala... » murmurais-je en fondant en larmes
« Ce sont des larmes de joie j'espère ? »
« Oui... J'en reviens pas... Enfin je m'attendais pas du tout à ça... C'est... Pourquoi vous avez mis si longtemps pour me le dire ? »
« Je m'appelle Javier Heguere et je suis un génie !! » dit-il presque en criant.
Il se mit à rire, je fit de même, j'ai trouvé le médecin le plus étonnant d'Espagne !
« Il va falloir l'annoncer à monsieur maintenant ! »

Je claqua la porte d'entrée et alla poser mon parapluie dans l'évier de la cuisine, ce qui est étonnant c'est le fait qu'une heure auparavant il faisait un grand soleil à Madrid, là il pleut !
Je me servit un grand verre de lait avec des gâteaux et m'installa sur le canapé, comme une grosse fainéante qui n'a rien à faire.
Je réfléchissais à la manière de le dire à Luis, mais en fait je crois que je vais improviser.
Je repensa à la manière dont Tiffany avait dit sa grossesse à Dan, plutôt romantique mais vu mon état j'avais plutôt envie d'une soirée plateau-télé et au file de la conversation le glisser comme ça à Luis l'air de rien. Pouri !
Pas le temps de choisir la manière de lui dire que la porte d'entrée claqua, je posa mon verre de lait à moitié vide sur la table basse et me leva au moment où Luis apparut
« Comment va ma petite femme ? » me demanda t-il en m'embrassant sur le front
« Plutôt bien, tu caches quoi derrière ton dos ? »
« Ça ! » il me tendit un énorme bouquet de roses rouges avec un grand sourire
« Oh ! Tu sais que je commence à m'y habituer d'avoir des fleurs plusieurs fois par semaine » dit-je en prenant le bouquet et en le mettant dans un vase
« C'est à chaque fois pareil, je passe devant le fleuriste quand je rentre et j'ai comme l'impression que les fleurs m'appellent »
« Pfff, t'es bête »
Je l'embrassa et posa le vase sur la table avant de m'approcher de Luis en lui prendre les mains
« Luis viens je dois te parler »
Bon, ok j'improvise, la prochaine fois je m'y prendrais longtemps à l'avance pour annoncer une telle nouvelle.
Nous nous asseyames sur le canapé
« Il y a un problème ? » me demanda Luis
« Non il n'y pas de problème enfin rien de grave quoi »
« Tu m'a l'air nerveuse ma Puce ? Tout va bien ? »
« Ecoute Luis je sais pas comment te le dire, a vrai dire je ne m'y attendait pas du tout alors... »
J'attrapa mon verre de lait et but une gorgée, je stressais !
« Tu veux changer de médecin ? »
« Non non non pas du tout, au fait tu avais raison il est très étrange mais il est bien c'est pas de ça dont il faut que je te parle... Enfin un peu »
Luis sourit puis voyant mon air sérieux il me demanda d'un air grave et inquiet :
« Tu n'as rien de grave au moins ? »
« Non pas dans se sens là, pour moi c'est plutôt une excellente nouvelles ! »
« Attends, tu ne serais pas en train d'essayer de me dire que... »
« J'ai bien peur que oui » fit-je en faisant oui de la tête
Les yeux de Luis s'illuminèrent de la même étincelle que lorsque je suis revenu vivre avec lui
Il me prit le visage entre ses mains et me regarda droit dans les yeux
« Oui Luis, je suis malade d'amour pour toi... et je n'arrive toujours pas à croire ce qui nous arrive » dit-je doucement en mettant mes mains sur les siennes
« Luis je suis enceinte ! »
Les yeux de Luis se brouillèrent, les miens aussi...

# Posté le dimanche 01 juin 2008 13:02

Modifié le mardi 16 juin 2009 09:21